Allongée seule dans son lit, elle écoute la pluie cliqueter contre son velux. Dimanche matin, elle n’a pas envie de se lever. Elle se prélasse dans son lit, s’étire comme un chat et replonge dans un demi-sommeil. Elle se roule dans sa couette bien au chaud et ses pensées s’enchevêtrent les unes aux autres. Elle sourit à l’idée de sa chute dans la rue perchée sur des talons trop hauts, elle s’assombrit quand elle pense au travail monstre qu’il attend demain, elle savoure à nouveau sa soirée de la veille avec ses amies,… « Que c’est bon ! » se dit-elle. Depuis quelques jours, elle se persuade que tout va bien dans sa vie mais là, elle sait que son petit moment de bien-être ne va pas durer. L’image qu’elle tente d’oublier revient sans cesse, sans crier gare… cette foutue pensée qu’elle aimerait endormir à jamais pour ne pas souffrir s’invite insidieusement.
C’était dimanche dernier, 19h. Elle l’attendait, il venait dîner chez elle. Il, cet homme rencontré neuf mois auparavant. Elle n’a pas résisté longtemps à son charme quand leurs voitures ont fait connaissance, un beau jour de printemps. Arrêtée à un feu, il n’a pas freiné suffisamment tôt. Il a embouti son pare-choc, plus de peur que de mal. Il était désolé, elle avait le rose aux joues, il l’a invité à boire un café pour établir le constat et depuis ce jour, ils ne se sont pas quittés. Chacun chez soi, mais souvent l’un chez l’autre. Un coup de foudre immédiat, des palpitations, cette sensation de chaleur, ces picotements, ils ont reconnu les premiers symptômes. Tout s’est enchaîné rapidement, une passion dévorante, une complicité grandissante… Mais 19h dimanche dernier, il n’est pas venu pour lui dire qu’il était fou d’elle. Elle le sentait depuis un moment, il était moins disponible et moins passionné. Elle savait que la soirée n’allait pas se dérouler comme elle l’avait prévu à l’instant où il l’a embrassé : un simple baiser au coin de la bouche. Il était mal à l’aise, il s’est assis sur le canapé et lui a dit immédiatement de venir à lui. Il a levé les yeux vers elle, elle commençait à avoir la bouche sèche. Il ne l’a jamais regardé ainsi.
« Ecoute… » commence-t-il. « J’ai beaucoup réfléchi ces derniers temps à notre relation. Je suis bien avec toi, mais je ne sais pas, ce n’est plus comme avant. J’ai eu une proposition de job aux Etats-Unis, je ne comptais pas y aller mais finalement, j’ai accepté. Je dois partir dans un mois pour une année au minimum. Je ne sais plus trop où j’en suis mais je pense que ça va m’aider à faire le point te concernant, à savoir si oui ou non j’ai envie de continuer avec toi… Je t’avoue que je ne sais plus. »
« Tu aurais du m’en parler avant. Pourquoi tu ne l’as pas fait ? Pourquoi tu as pris cette décision ? Si tu pars, c’est comme si tu tirais un trait définitif sur nous… Comment faire si loin ? Je t’aime, moi. Je veux qu’on reste ensemble. »
« C’est pour ça que j’ai besoin qu’on fasse un break, pour voir si mes sentiments envers toi vont nous amener où toi, tu le souhaites. »
« Mais je ne veux pas… »
« Je sais, mais écoute, je ne veux pas être trop abrupte mais je crois que mes sentiments pour toi ont changé. Ce n’est plus comme avant. Je t’aime bien, tu vois, mais je te vois plus comme avant. »
« Sors de chez moi immédiatement ! »
« Ne le prends pas comme ça. »
« Ne me fais pas croire que tu n’as pas pris ta décision. Elle est déjà prise puisque tu pars, va-t-en tout de suite. »
Il s’est levé en balbutiant « Je suis désolé, ne le prends pas comme ça… ».
« Comment je dois le prendre à ton avis ? »
Elle lui a ouvert la porte, il ne s’est même pas retourné.
« Salaud va ! »
Voilà ce qu’elle essaie d’oublier depuis une semaine, c’est dur mais elle s’est fait une promesse d’y arriver. Elle l’aime mais son image se ternit peu à peu quand elle repense à lui… Encore une histoire aux oubliettes d’ici peu… Elle ne se sent même plus en colère, elle est dépitée, c’est tout…
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samedi 5 décembre 2009
samedi 21 novembre 2009
Le plus beau jour de sa vie ? (suite)
Une année a passé depuis son mariage…
Le voyage de noces aux Seychelles était somptueux. Ils se sont prélassés durant dix jours à la plage et à la piscine. Ils sont revenus tout bronzés et heureux. Ils ont fait l’amour chaque jour même plusieurs fois par jour. Tout était propice au romantisme et au dépaysement total. Elle a remercié tous les invités qui avaient participé à ce merveilleux cadeau et a retrouvé un semblant d’optimisme au mariage.
L’atterrissage s’est bien déroulé mais la grisaille ambiante les a fait retourner tout droit dans leur quotidien, sans préavis. Les journées s’enchaînent, le travail leur prend beaucoup de temps à tous les deux. Ils se retrouvent le soir éreintés mais contents de se retrouver. Le temps de la complicité dure encore, même si le rythme des câlins s’est aussi amenuisé. Elle réfléchit de nouveau au fait de s’être mariée. Qu’est-ce que cela a changé au final ?
« Rien » dit-elle à sa meilleure amie.
Elle est évidemment heureuse d’être reconnue socialement en tant qu’épouse de l’homme qu’elle aime mais voilà, c’est tout. Elle espérait sans doute autre chose, une lune de miel en continu mais elle se rend compte que tout cela n’est que dans ses rêves. Son mari est attentionné, elle l’aime de tout son cœur mais elle se demande comment faire pour retrouver les sensations de leur voyage de noces.
« Les femmes sont toujours éprises de désirs fous, les hommes sont plus terre à terre. » commente-t-elle.
« Je ne te comprends pas, lui dit son amie. Tu as tout pour être heureuse. Il est difficile d’échapper au tourbillon de la vie et à ses contraintes. Que veux-tu de plus ? »
« Ce que je veux, c’est l’amour passion du début. »
« Tu sais bien que l’amour se transforme en quelque chose de plus profond. C’est difficile d’entretenir la flamme au quotidien. »
« Tu vois, je crois que c’est de ça dont j’avais peur. C’est que quelque part, mon mari se dise que je lui appartiens officiellement et du coup, il ne fait plus d’efforts pour me séduire. C’est de l’acquis pour lui, tu comprends ? »
« Oui je comprends… »
« Je n’aurai pas du me marier. »
« Arrête de dire cela. Et toi, tu le séduis ? »
« Non, c’est vrai. Je crois que je suis comme lui en fait. »
« Comment demander à un homme ce que toi, tu ne fais pas pour lui ? »
« Tu as raison. Je vais me reprendre. »
« Surprends le toi aussi. N’attends pas qu’il le fasse, prends toi en main. Regarde, ton mariage, tu l’as vécu comme étrangère à toi-même. Tu t’es laissée convaincre, ce n’était pas toi finalement. »
« Non, c’est vrai. Mais je l’ai voulu tout de même. »
La voilà seule de nouveau, elle réfléchit.
Elle a trouvé : « Je vais lui préparer un petit dîner ce soir ». Comme une adolescente toute excitée par son idée, elle décide avant toute chose d’aller s’acheter une nouvelle tenue puis de la lingerie sexy pour le surprendre.
Elle s’affaire ensuite à préparer le dîner, met le champagne au frais. Elle prépare la table, lumière tamisée en prime.
« Voilà, tout est parfait. Je vais me préparer maintenant ».
Elle fait couler l’eau du bain avec des huiles essentielles. Elle se prélasse doucement, se détend totalement. Elle enfile son nouvel ensemble sexy puis sa jolie tenue, se maquille, se coiffe puis se parfume.
Elle redescend au salon, satisfaite de ses préparatifs. Elle l’attend sourire aux lèvres.
Le téléphone sonne.
« C’est moi ma chérie, écoute, je suis désolé. J’ai une réunion qui va s’éterniser et un dîner avec des clients qui n’étaient pas prévu. »
« Ah… ». Son visage se décompose.
« Je rentre dès que je peux mais ne m’attends pas. Je t’embrasse, je t’aime ma chérie. A tout à l’heure. »
« Oui… oui moi aussi je t’embrasse. »
Elle éclate en sanglots et regarde maintenant l’étendue du désastre dans le miroir, seule.
Le voyage de noces aux Seychelles était somptueux. Ils se sont prélassés durant dix jours à la plage et à la piscine. Ils sont revenus tout bronzés et heureux. Ils ont fait l’amour chaque jour même plusieurs fois par jour. Tout était propice au romantisme et au dépaysement total. Elle a remercié tous les invités qui avaient participé à ce merveilleux cadeau et a retrouvé un semblant d’optimisme au mariage.
L’atterrissage s’est bien déroulé mais la grisaille ambiante les a fait retourner tout droit dans leur quotidien, sans préavis. Les journées s’enchaînent, le travail leur prend beaucoup de temps à tous les deux. Ils se retrouvent le soir éreintés mais contents de se retrouver. Le temps de la complicité dure encore, même si le rythme des câlins s’est aussi amenuisé. Elle réfléchit de nouveau au fait de s’être mariée. Qu’est-ce que cela a changé au final ?
« Rien » dit-elle à sa meilleure amie.
Elle est évidemment heureuse d’être reconnue socialement en tant qu’épouse de l’homme qu’elle aime mais voilà, c’est tout. Elle espérait sans doute autre chose, une lune de miel en continu mais elle se rend compte que tout cela n’est que dans ses rêves. Son mari est attentionné, elle l’aime de tout son cœur mais elle se demande comment faire pour retrouver les sensations de leur voyage de noces.
« Les femmes sont toujours éprises de désirs fous, les hommes sont plus terre à terre. » commente-t-elle.
« Je ne te comprends pas, lui dit son amie. Tu as tout pour être heureuse. Il est difficile d’échapper au tourbillon de la vie et à ses contraintes. Que veux-tu de plus ? »
« Ce que je veux, c’est l’amour passion du début. »
« Tu sais bien que l’amour se transforme en quelque chose de plus profond. C’est difficile d’entretenir la flamme au quotidien. »
« Tu vois, je crois que c’est de ça dont j’avais peur. C’est que quelque part, mon mari se dise que je lui appartiens officiellement et du coup, il ne fait plus d’efforts pour me séduire. C’est de l’acquis pour lui, tu comprends ? »
« Oui je comprends… »
« Je n’aurai pas du me marier. »
« Arrête de dire cela. Et toi, tu le séduis ? »
« Non, c’est vrai. Je crois que je suis comme lui en fait. »
« Comment demander à un homme ce que toi, tu ne fais pas pour lui ? »
« Tu as raison. Je vais me reprendre. »
« Surprends le toi aussi. N’attends pas qu’il le fasse, prends toi en main. Regarde, ton mariage, tu l’as vécu comme étrangère à toi-même. Tu t’es laissée convaincre, ce n’était pas toi finalement. »
« Non, c’est vrai. Mais je l’ai voulu tout de même. »
La voilà seule de nouveau, elle réfléchit.
Elle a trouvé : « Je vais lui préparer un petit dîner ce soir ». Comme une adolescente toute excitée par son idée, elle décide avant toute chose d’aller s’acheter une nouvelle tenue puis de la lingerie sexy pour le surprendre.
Elle s’affaire ensuite à préparer le dîner, met le champagne au frais. Elle prépare la table, lumière tamisée en prime.
« Voilà, tout est parfait. Je vais me préparer maintenant ».
Elle fait couler l’eau du bain avec des huiles essentielles. Elle se prélasse doucement, se détend totalement. Elle enfile son nouvel ensemble sexy puis sa jolie tenue, se maquille, se coiffe puis se parfume.
Elle redescend au salon, satisfaite de ses préparatifs. Elle l’attend sourire aux lèvres.
Le téléphone sonne.
« C’est moi ma chérie, écoute, je suis désolé. J’ai une réunion qui va s’éterniser et un dîner avec des clients qui n’étaient pas prévu. »
« Ah… ». Son visage se décompose.
« Je rentre dès que je peux mais ne m’attends pas. Je t’embrasse, je t’aime ma chérie. A tout à l’heure. »
« Oui… oui moi aussi je t’embrasse. »
Elle éclate en sanglots et regarde maintenant l’étendue du désastre dans le miroir, seule.
vendredi 20 novembre 2009
Le plus beau jour de sa vie ?
Elle ne voulait pas se marier mais elle s’est laissée convaincre par son futur époux, ses copines, sa famille et puis bien sûr sa belle-famille.
Elle ne voulait pas de "meringue" en guise de robe mais évidemment, elle s’est aussi laissée attendrir par le doux regard de sa maman, de sa belle-maman et de sa meilleure amie lors des essayages.
Elle ne voulait pas de « grand mariage » avec des tonnes d’invités dont elle ne connaît même pas l’existence. Forcément, les mamans ont voulu invité leurs amis, puis les amis de leurs amis, les anciens voisins qui l’ont vu en couche-culotte.
Elle ne voulait pas dresser le plan de table de 150 personnes. Elle s'est fait aider par les mamans car ce n'est pas évident de placer des inconnus.
Elle ne voulait pas devoir choisir les fleurs, le traiteur et compagnie...
Mais elle se doutait que ce mariage allait lui sortir par les trous de nez. Son futur mari, lui, ne dit rien, il est tellement heureux de pouvoir lui offrir un « beau mariage » comme il dit. Elle ne lui en veut pas évidemment, c’est l’homme qu’elle aime et puis, c’est elle qui a dit oui à tout cela. Il ne faut s’en prendre qu’à elle-même. Sauf que là, le mariage est dans une heure et là voilà, seule face à son miroir.
« Mais qu’est-ce que je fais là ? » se dit-elle. Elle se regarde "déguisée en meringue", robe froufroutante à souhait, maquillage rosé et chignon à l’ancienne. Le voile n’est pas encore posé. Elle a envie de pleurer. Elle repense à ce temps où elle ne cédait pas à l’image du « mariage classique ». Elle est prête à épouser l’homme qu’elle aime mais pas comme ça. Sa meilleure amie rentre à ce moment-là.
« Tu es magnifique » lui dit-elle émue.
« Merci… » mais elle fond en larmes.
Son amie la connaît bien, elle sait pourquoi elle pleure à cet instant.
« Ca va aller, ne t’inquiètes pas. Pense à l’homme que tu vas épouser, occulte tout le reste. »
« Ce n’est pas si facile. »
« Je sais que ce n'est pas ce dont tu rêvais mais tu as laissé faire alors maintenant, assume ! Va falloir y aller. » lui dit son amie tendrement.
« Oui, je sais. Tu as raison. »
« Une mariée ne pleure pas le jour de son mariage ! » plaisante son amie.
« Oh arrête » répond elle en riant.
« Tu es prête ? »
« Oui, une petite retouche maquillage et ce sera ok. »
La journée s’est déroulée comme son mari et beaucoup d'autres personnes le souhaitaient. Elle a mis de côté ses pensées négatives et finalement, a passé une belle journée avec ses proches, uniquement ses proches. Elle n’a pas fait l’effort de discuter avec les gens qu’elle ne cotoie pas habituellement.
Elle regarde maintenant son alliance et se dit : « Me voilà mariée, il paraît qu’une nouvelle vie commence… »
Elle ne voulait pas de "meringue" en guise de robe mais évidemment, elle s’est aussi laissée attendrir par le doux regard de sa maman, de sa belle-maman et de sa meilleure amie lors des essayages.
Elle ne voulait pas de « grand mariage » avec des tonnes d’invités dont elle ne connaît même pas l’existence. Forcément, les mamans ont voulu invité leurs amis, puis les amis de leurs amis, les anciens voisins qui l’ont vu en couche-culotte.
Elle ne voulait pas dresser le plan de table de 150 personnes. Elle s'est fait aider par les mamans car ce n'est pas évident de placer des inconnus.
Elle ne voulait pas devoir choisir les fleurs, le traiteur et compagnie...
Mais elle se doutait que ce mariage allait lui sortir par les trous de nez. Son futur mari, lui, ne dit rien, il est tellement heureux de pouvoir lui offrir un « beau mariage » comme il dit. Elle ne lui en veut pas évidemment, c’est l’homme qu’elle aime et puis, c’est elle qui a dit oui à tout cela. Il ne faut s’en prendre qu’à elle-même. Sauf que là, le mariage est dans une heure et là voilà, seule face à son miroir.
« Mais qu’est-ce que je fais là ? » se dit-elle. Elle se regarde "déguisée en meringue", robe froufroutante à souhait, maquillage rosé et chignon à l’ancienne. Le voile n’est pas encore posé. Elle a envie de pleurer. Elle repense à ce temps où elle ne cédait pas à l’image du « mariage classique ». Elle est prête à épouser l’homme qu’elle aime mais pas comme ça. Sa meilleure amie rentre à ce moment-là.
« Tu es magnifique » lui dit-elle émue.
« Merci… » mais elle fond en larmes.
Son amie la connaît bien, elle sait pourquoi elle pleure à cet instant.
« Ca va aller, ne t’inquiètes pas. Pense à l’homme que tu vas épouser, occulte tout le reste. »
« Ce n’est pas si facile. »
« Je sais que ce n'est pas ce dont tu rêvais mais tu as laissé faire alors maintenant, assume ! Va falloir y aller. » lui dit son amie tendrement.
« Oui, je sais. Tu as raison. »
« Une mariée ne pleure pas le jour de son mariage ! » plaisante son amie.
« Oh arrête » répond elle en riant.
« Tu es prête ? »
« Oui, une petite retouche maquillage et ce sera ok. »
La journée s’est déroulée comme son mari et beaucoup d'autres personnes le souhaitaient. Elle a mis de côté ses pensées négatives et finalement, a passé une belle journée avec ses proches, uniquement ses proches. Elle n’a pas fait l’effort de discuter avec les gens qu’elle ne cotoie pas habituellement.
Elle regarde maintenant son alliance et se dit : « Me voilà mariée, il paraît qu’une nouvelle vie commence… »
samedi 31 octobre 2009
Petite maline
23 ans, elle a eu le droit à son licenciement économique aussi. C’est dans l’air du temps alors voilà, son poste d’assistante commerciale a été supprimé. Elle était heureuse depuis deux ans, son premier poste. Elle se voyait évoluer dans l’entreprise, enfin c’est ce qu’on lui avait dit mais la crise est passée par là. Elle réfléchit à ce qu’elle voudrait, pourrait faire… Elle veut de l’argent, comme tout le monde, mais en faisant le minimum.
Aucune offre à l’horizon, elle est jeune, jolie, dynamique et ne veut pas rester à son appartement à ne rien faire. Elle discute avec ses amies et peu à peu, elle entrevoit une solution : « se maquer avec un mec plein de tunes ». C’est parti d’un délire un soir où elle avait un peu bu mais finalement, elle se dit que ce n’est pas si bête que cela. Elle étudie maintenant les différentes soirées qui se profilent à la rencontre de mecs friqués. Elle a essayé les vernissages mais pour l’instant, nada « cercle trop fermé ». Elle tente depuis peu le casino mais quand elle voit les pauvres accros aux machines et au poker, elle se dit que finalement ce n’est pas un bon plan. Ils risquent de dilapider leur argent…
Une amie l’appelle un matin. Elle a réussi à se faire inviter à une soirée très sélect d’une entreprise multinationale. Elle peut y aller avec quelqu’un alors elle a pensé à elle. La voilà vêtue de sa jolie robe noire près du corps, joliment maquillée, sourire dévoilant des dents blanches impeccables, elle arrive dans le restaurant quatre étoiles avec son amie à son bras. Son amie lui décrit rapidement les hommes à aborder, les célibataires qui n’ont pas le temps d’avoir une vie sentimentale équilibrée du fait d’un job trop prenant. Elle craque direct sur un directeur de filiale, la trentaine, costard impeccable, beau mec, tout à fait à son goût. Elle l’aborde.
« Bonsoir.»
« Bonsoir. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois.»
« Non, effectivement mais je sens que nous allons bien nous entendre.»
Le type la regarde d’un air interrogateur, mais le sourire apparaît rapidement.
Il l’invite à prendre une coupe de champagne. Elle le précède de sa démarche chaloupée. Ils s’assoient dans un canapé et entament la discussion. Je les vois, elle minaude, rit à chaque fois que c’est possible. Lui, ne la quitte déjà plus des yeux.
Le dîner est servi. Il l’invite à sa table. Avant toute chose, elle se précipite aux toilettes pour réajuster son maquillage et son décolleté qu’elle met plus en valeur.
Il se lève à son arrivée et la présente aux autres invités. Il semble la trouver culottée d’avoir réussi à intégrer ce dîner mais ça l’amuse beaucoup. Les plats se suivent, elle se met aux petits soins pour lui et n’hésite plus à le complimenter sur sa beauté et son job. Il entre dans son jeu, il commence à lui effleurer le bras. Elle aime ce contact sur sa peau.
Ils sont partis ensemble ce soir là. Elle a préféré l’harponner tout de suite et lui montrer ce dont elle était capable au lit. Il n’avait jamais passé une nuit aussi torride, sensuelle. Il est conquis.
Les jours qui ont suivi, il l’a appelé, l’a couvert de fleurs. Elle se rend disponible dès qu’il est là et continue à le subjuguer. La demande en mariage n’a pas tardé non plus… Elle a accepté bien sûr.
Cinq années ont passé, elle n’a jamais retravaillé et veille à ses moindres désirs. En contre partie, elle a gagné un statut et profite amplement de son argent.
Comme quoi se dit-elle, l’important est d’avoir un objectif et de s’y tenir.
Aucune offre à l’horizon, elle est jeune, jolie, dynamique et ne veut pas rester à son appartement à ne rien faire. Elle discute avec ses amies et peu à peu, elle entrevoit une solution : « se maquer avec un mec plein de tunes ». C’est parti d’un délire un soir où elle avait un peu bu mais finalement, elle se dit que ce n’est pas si bête que cela. Elle étudie maintenant les différentes soirées qui se profilent à la rencontre de mecs friqués. Elle a essayé les vernissages mais pour l’instant, nada « cercle trop fermé ». Elle tente depuis peu le casino mais quand elle voit les pauvres accros aux machines et au poker, elle se dit que finalement ce n’est pas un bon plan. Ils risquent de dilapider leur argent…
Une amie l’appelle un matin. Elle a réussi à se faire inviter à une soirée très sélect d’une entreprise multinationale. Elle peut y aller avec quelqu’un alors elle a pensé à elle. La voilà vêtue de sa jolie robe noire près du corps, joliment maquillée, sourire dévoilant des dents blanches impeccables, elle arrive dans le restaurant quatre étoiles avec son amie à son bras. Son amie lui décrit rapidement les hommes à aborder, les célibataires qui n’ont pas le temps d’avoir une vie sentimentale équilibrée du fait d’un job trop prenant. Elle craque direct sur un directeur de filiale, la trentaine, costard impeccable, beau mec, tout à fait à son goût. Elle l’aborde.
« Bonsoir.»
« Bonsoir. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois.»
« Non, effectivement mais je sens que nous allons bien nous entendre.»
Le type la regarde d’un air interrogateur, mais le sourire apparaît rapidement.
Il l’invite à prendre une coupe de champagne. Elle le précède de sa démarche chaloupée. Ils s’assoient dans un canapé et entament la discussion. Je les vois, elle minaude, rit à chaque fois que c’est possible. Lui, ne la quitte déjà plus des yeux.
Le dîner est servi. Il l’invite à sa table. Avant toute chose, elle se précipite aux toilettes pour réajuster son maquillage et son décolleté qu’elle met plus en valeur.
Il se lève à son arrivée et la présente aux autres invités. Il semble la trouver culottée d’avoir réussi à intégrer ce dîner mais ça l’amuse beaucoup. Les plats se suivent, elle se met aux petits soins pour lui et n’hésite plus à le complimenter sur sa beauté et son job. Il entre dans son jeu, il commence à lui effleurer le bras. Elle aime ce contact sur sa peau.
Ils sont partis ensemble ce soir là. Elle a préféré l’harponner tout de suite et lui montrer ce dont elle était capable au lit. Il n’avait jamais passé une nuit aussi torride, sensuelle. Il est conquis.
Les jours qui ont suivi, il l’a appelé, l’a couvert de fleurs. Elle se rend disponible dès qu’il est là et continue à le subjuguer. La demande en mariage n’a pas tardé non plus… Elle a accepté bien sûr.
Cinq années ont passé, elle n’a jamais retravaillé et veille à ses moindres désirs. En contre partie, elle a gagné un statut et profite amplement de son argent.
Comme quoi se dit-elle, l’important est d’avoir un objectif et de s’y tenir.
vendredi 11 septembre 2009
Souvenirs...
Assise dans le fauteuil, une femme discute avec sa tante. Elle n’a pu s’empêcher d’avoir un pincement au cœur lorsqu’elle est entrée dans le nouveau salon. Sa tante a réaménagé la pièce depuis peu : un canapé, un fauteuil, une table basse et une télévision. Avant, c’était la chambre de ses grands-parents. Elle se souvient du jour où sa grand-mère est décédée. Elle était au lycée. A l’heure du déjeuner, elle a vu sa mère et sa tante venir à elle, elle a compris de suite. Sa grand-mère n’avait plus la force de vivre ces derniers temps, elle s’est alors laissée à la mort. Elle est montée dans l’appartement et pour la première fois, elle a vu son grand-père pleurer. Ils ont vécu tant d’années ensemble, comment va-t-il survivre à son amour de toujours ? Toute la famille a pleuré cette femme tant aimée mais la jeune fille de l’époque n’a pas eu la force d’aller la voir sur son lit de mort dans cette pièce où elle est assise maintenant. Son grand-père n’arrivant pas à quitter son épouse a dormi avec elle durant deux nuits, dans leur lit, à ses côtés. La séparation a évidemment été brutale, lorsque le corps a été repris par des inconnus, tout cela s’est passé dans cette pièce. Ensuite, son grand-père a continué de vivre, en pleurant beaucoup. La jeune fille s’occupait de lui le midi quand elle allait à l'école, elle préparait le repas, mangeait et parlait avec lui, tout en respectant ses moments de détresse. C’était dur parfois bien sûr mais elle voulait lui donner le goût de vivre. Quelques années plus tard, c’est lui qui s’en est allé. Sa tante l’a trouvé un matin, allongé dans son lit, endormi pour toujours. C’est dans cette pièce que cela s’est passé. Cette fois-ci, la femme a eu la force d’aller le voir et l’embrasser, elle l’a pleuré mais différemment car elle savait qu’il allait retrouver son épouse qu’il aimait tant.
La vie continue, la chambre de ses grands-parents n’est plus la même puisque c’est un salon maintenant mais assise là, elle ne peut s’empêcher de penser à tout cet amour qu’ils lui ont donné et à tout ce bonheur partagé. Leur présence est bien là dans cette pièce et ce, pour toujours, peu importe les meubles, tout cela n'a aucune importance.
La vie continue, la chambre de ses grands-parents n’est plus la même puisque c’est un salon maintenant mais assise là, elle ne peut s’empêcher de penser à tout cet amour qu’ils lui ont donné et à tout ce bonheur partagé. Leur présence est bien là dans cette pièce et ce, pour toujours, peu importe les meubles, tout cela n'a aucune importance.
lundi 31 août 2009
Giuseppe et Maria - Cali
http://www.youtube.com/watch?v=yvPzYnikz6o
À chaque instant
Ils pourraient arriver
Ils pourraient nous surprendre
Enlacés comme ça
Ton visage a changé
Pendant la nuit mon ange
C'est cette putain de guerre
Qui t'a donné trente ans
Relève-toi
Ne pleure plus
Il faut fuir maintenant
C'est cette putain de guerre
Qui t'a donné trente ans
Ne pleure plus
Prends les gosses sous le bras
Et vas-t'en
Laisse les photos
Sur la cheminée
Qu'ils voient le bonheur qu'ils déchirent
Rejoins vite le troupeau
Des veuves qui grimpent la colline
Du village martyr
Et vos hommes tiendront
Ils tiendront jusqu'au bout
Plutôt mourir debout
Que vivre à genoux
Oui, j'ai envie de toi
Comme c'est étrange d'imaginer
C'est peut-être la dernière fois...
Oui, je veux te suivre
Tout là-haut encore
Une dernière fois
Mon amour je garderai
Cette nuit
Dans le ventre
Et tes seins sous ta chemise
Qui dessinaient
Ta respiration
Et mes mains sur ta peau
Qui n'étaient plus les mains
Fatiguées d'un maçon
Tu sais mon ange
Je garderai ces moments
Dans le coeur
Quand tu hurlais
Pour rien, au bonheur
Et les enfants riaient
Et le jardin en friche
Il riait lui aussi
Mon Dieu, tu étais belle
Et j'entendrai vos voix
Pendant le dernier souffle
Je garderai tout ça
La mort ne fait plus peur
Comme j'ai de la chance
De partir amoureux de toi
Ils me fusilleront
Peut-être derrière la maison
De chacun des plaies
Coulera notre amour
Ils me fusilleront
Derrière la maison
Et c'est à cet endroit
Que Giuseppe et Maria
S'aimeront pour toujours
Si tu entends hurler au loin
Surtout ne te retourne pas
C'est le cri de l'espoir
Qui monte, qui monte
Qui montera là-bas
Etreins fort les enfants
Et dis-leur que leur père
Est parti amoureux
Et que tu seras forte
Et que tu seras belle
Que tu les aimeras pour deux
Et que tu seras forte
Et que tu seras belle
Que tu les aimeras pour deux
À chaque instant
Ils pourraient arriver
Ils pourraient nous surprendre
Enlacés comme ça
Ton visage a changé
Pendant la nuit mon ange
C'est cette putain de guerre
Qui t'a donné trente ans
Relève-toi
Ne pleure plus
Il faut fuir maintenant
C'est cette putain de guerre
Qui t'a donné trente ans
Ne pleure plus
Prends les gosses sous le bras
Et vas-t'en
Laisse les photos
Sur la cheminée
Qu'ils voient le bonheur qu'ils déchirent
Rejoins vite le troupeau
Des veuves qui grimpent la colline
Du village martyr
Et vos hommes tiendront
Ils tiendront jusqu'au bout
Plutôt mourir debout
Que vivre à genoux
Oui, j'ai envie de toi
Comme c'est étrange d'imaginer
C'est peut-être la dernière fois...
Oui, je veux te suivre
Tout là-haut encore
Une dernière fois
Mon amour je garderai
Cette nuit
Dans le ventre
Et tes seins sous ta chemise
Qui dessinaient
Ta respiration
Et mes mains sur ta peau
Qui n'étaient plus les mains
Fatiguées d'un maçon
Tu sais mon ange
Je garderai ces moments
Dans le coeur
Quand tu hurlais
Pour rien, au bonheur
Et les enfants riaient
Et le jardin en friche
Il riait lui aussi
Mon Dieu, tu étais belle
Et j'entendrai vos voix
Pendant le dernier souffle
Je garderai tout ça
La mort ne fait plus peur
Comme j'ai de la chance
De partir amoureux de toi
Ils me fusilleront
Peut-être derrière la maison
De chacun des plaies
Coulera notre amour
Ils me fusilleront
Derrière la maison
Et c'est à cet endroit
Que Giuseppe et Maria
S'aimeront pour toujours
Si tu entends hurler au loin
Surtout ne te retourne pas
C'est le cri de l'espoir
Qui monte, qui monte
Qui montera là-bas
Etreins fort les enfants
Et dis-leur que leur père
Est parti amoureux
Et que tu seras forte
Et que tu seras belle
Que tu les aimeras pour deux
Et que tu seras forte
Et que tu seras belle
Que tu les aimeras pour deux
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