Deux amies, à peine 13 ans discutent. Il est déjà minuit…
« Alors raconte, c’était comment avec Léo ? »
« Waouh trop bien, il m’a embrassé ! »
« Non, tu plaisantes ? Avec la langue ? »
« Oui avec la langue !!! »
« Non, tu déconnes ? »
« Oui, si je te le dis. Tu te rends compte, ça y est, je l’ai fait . Tu trouves que ça se voit ? »
« Bah non, pas plus que ça mais raconte… »
« On était dans le parc à côté de chez moi. Tu sais, il m’avait donné rendez-vous hier. »
« Oui évidemment que je m’en souviens mais raconte !!! »
« Il est arrivé avec son nouveau scoot, trop beau le scoot, tu sais il est noir et argenté »
« Trop fun mais raconte !!! »
« Il est venu vers moi et il m’a dit : tu veux toujours sortir avec moi ? J’étais trop gênée ! Du coup, j’ai rien dit ! »
« Mais t’es nulle ou quoi ? »
« Oh ça va ! tu peux parler toi, tu ne l’as jamais fait ! »
« Oh c’est bon… bon ok, raconte !!!! »
« Il a approché son visage vers moi et puis je ne sais pas, il m’a embrassé. J’ai rien vu venir.»
« Waouh trop bien… avec la langue ??? »
« Mais non, mais attends, tout de suite, toi !!! Il m’a fait un « piou » sur les lèvres et puis ensuite il a mis la langue… »
« Alors c’est comment ? »
« Franchement, au départ c’était bizarre mais après génial... »
« Ca a duré combien de temps ? »
« J’sais pas, j’avais pas mis le chrono, mais t’es conne ou quoi ? »
« Pppffff… »
"En tous cas, j’ai trouvé ça super et on a dit qu’on se verrait demain pour recommencer »
« Bon ok, mais comment t’as fait ? T’as tourné la langue ? »
« Ce que t’es conne toi, bah évidemment »
« Bon les filles, ça suffit maintenant, vous vous taisez, il est temps de dormir » dit la maman de la première.
La jeune fille n’en saura pas plus ce soir, mais doucement dans le noir, elle ouvre la bouche face à son oreiller, tourne sa langue en embrassant son amoureux imaginaire… pour s’entrainer !
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lundi 22 février 2010
lundi 28 septembre 2009
Monde irréel - 5è et dernière partie
Ses parents sont venus à la demande du psychiatre mais ne verront pas leur fille. Ils rentrent directement dans son bureau.
« Bonjour, je suis le Docteur Tourneboule... J’aimerai en savoir plus sur votre fille. Savez-vous réellement ce qu’il s’est passé durant la soirée ? »
« Nous avons vu Pénélope hier. Elle nous a dit qu’elles avaient bu de l’alcool toutes les deux, une sorte de cocktail, je ne sais pas ce que c’est. »
« D’accord. Savez-vous que votre fille fume des joints ? »
« Oui, on n’arrête pas de lui interdire de fumer ces cochonneries mais rien n’y fait, elle n’écoute rien. »
« Depuis quand fume-t-elle ? »
« Je ne sais pas, un an peut-être. Elle ne nous dit plus rien, je ne sais pas. »
« Avez-vous remarqué des choses qui vous semblent différentes dans son comportement ces derniers temps ? »
« Elle sèche les cours sans arrêt, on ne sait pas ce qu’elle fait. Quand elle rentre, on dirait un zombie, elle ne parle pas. »
« A-t-elle des accès de colère parfois ? »
« Oui, je l’entends hurler des grossièretés, je ne sais pas à qui elle parle. Puis l’autre jour, elle s’est tapée la tête contre les murs. Quand mon mari est arrivé, il ne la reconnaissait plus, elle était comme possédée. C’était horrible. »
« C’est arrivé une seule fois ? »
« A vrai dire, je ne sais pas. Elle est rentrée plusieurs fois amochée. Elle avait des hématomes, elle n’a rien voulu nous dire. »
« Bon écoutez, votre fille a vraiment besoin d’aide. Il faut que vous m’autorisiez à la garder ici avec nous pour que l’on puisse la soigner. »
« La soigner oui d’accord, mais de quoi ? »
« Votre fille souffre de bouffées délirantes aïgues. Ces crises viennent souvent à son âge, elle est fragile et les joints accentuent les effets.»
« Quoi, mais que faut-il faire ? »
« Nous allons lui administrer un traitement afin d’éviter que les crises ne se répètent. »
« Combien de temps cela va prendre ? »
« Je ne peux vous le dire aujourd’hui. Soit, nous arrivons à calmer ses symptômes et le pronostic sera meilleur d’ici quelques mois, soit… »
« Soit quoi ? »
« Les bouffées délirantes sont souvent le signe d’une entrée dans une maladie appelée schizophrénie… pour l’instant, nous allons donc la suivre avec votre accord. »
Les parents se regardent, désemparés. « Ok docteur ».
Le Dr Tourneboule n’a pas eu le temps de sauver cette jeune patiente. Elle est décédée 15 jours plus tard. Au cours d’une crise, la voix qu’elle entendait a eu raison d’elle… elle l’a écouté malgré elle.
« Bonjour, je suis le Docteur Tourneboule... J’aimerai en savoir plus sur votre fille. Savez-vous réellement ce qu’il s’est passé durant la soirée ? »
« Nous avons vu Pénélope hier. Elle nous a dit qu’elles avaient bu de l’alcool toutes les deux, une sorte de cocktail, je ne sais pas ce que c’est. »
« D’accord. Savez-vous que votre fille fume des joints ? »
« Oui, on n’arrête pas de lui interdire de fumer ces cochonneries mais rien n’y fait, elle n’écoute rien. »
« Depuis quand fume-t-elle ? »
« Je ne sais pas, un an peut-être. Elle ne nous dit plus rien, je ne sais pas. »
« Avez-vous remarqué des choses qui vous semblent différentes dans son comportement ces derniers temps ? »
« Elle sèche les cours sans arrêt, on ne sait pas ce qu’elle fait. Quand elle rentre, on dirait un zombie, elle ne parle pas. »
« A-t-elle des accès de colère parfois ? »
« Oui, je l’entends hurler des grossièretés, je ne sais pas à qui elle parle. Puis l’autre jour, elle s’est tapée la tête contre les murs. Quand mon mari est arrivé, il ne la reconnaissait plus, elle était comme possédée. C’était horrible. »
« C’est arrivé une seule fois ? »
« A vrai dire, je ne sais pas. Elle est rentrée plusieurs fois amochée. Elle avait des hématomes, elle n’a rien voulu nous dire. »
« Bon écoutez, votre fille a vraiment besoin d’aide. Il faut que vous m’autorisiez à la garder ici avec nous pour que l’on puisse la soigner. »
« La soigner oui d’accord, mais de quoi ? »
« Votre fille souffre de bouffées délirantes aïgues. Ces crises viennent souvent à son âge, elle est fragile et les joints accentuent les effets.»
« Quoi, mais que faut-il faire ? »
« Nous allons lui administrer un traitement afin d’éviter que les crises ne se répètent. »
« Combien de temps cela va prendre ? »
« Je ne peux vous le dire aujourd’hui. Soit, nous arrivons à calmer ses symptômes et le pronostic sera meilleur d’ici quelques mois, soit… »
« Soit quoi ? »
« Les bouffées délirantes sont souvent le signe d’une entrée dans une maladie appelée schizophrénie… pour l’instant, nous allons donc la suivre avec votre accord. »
Les parents se regardent, désemparés. « Ok docteur ».
Le Dr Tourneboule n’a pas eu le temps de sauver cette jeune patiente. Elle est décédée 15 jours plus tard. Au cours d’une crise, la voix qu’elle entendait a eu raison d’elle… elle l’a écouté malgré elle.
vendredi 25 septembre 2009
Monde irréel - 4è partie
Le lendemain, l’infirmier la mène à la salle commune pour prendre le petit déjeuner. C’est une vaste salle, tables et chaises scellées au sol. Elle regarde dehors, le temps est gris. Elle scrute l’horizon « Mais qu’est ce que je fais ici ? » pense-t-elle. Elle a dormi d’un sommeil de plomb, sans rêves. Elle aperçoit d’autres personnes de tous âges. Certains bavent, d’autres semblent dans leurs pensées, d’autres crient, parlent tout seul. Les infirmières sont là vêtues de leur blouse blanche, on dirait vraiment des pauvres filles envoyées par Dieu, se dit-elle. Elle se demande si elle sont nues sous leurs blouses.
« Vire moi ces sales pensées de ta tête » dit une voix.
« Quoi ? » répond-elle tout haut.
« Vire moi ces sales pensées de ta tête »
« Putain, qui me parle ? » dit-elle plus fort.
« Vous avez besoin de quelque chose mademoiselle » dit une infirmière.
« Hein, quoi ?… Non, c’est bon ».
« Asseyez vous là ».
Elle est seule sur sa petite table. On lui apporte un café et une tartine de pain avec de la confiture. Elle n’a pas faim, elle regarde l’heure.
« Je ne mangerai pas ces saloperies. Où sont mes clopes ? »
« Vous les aurez après votre rendez-vous avec le psychiatre ».
« Hein, quoi ? mais je ne vous ai pas parlé vous » dit-elle à l’infirmière.
Elle ne s’est pas entendue penser tout haut. « Mais c’est quoi ce bordel » se dit-elle.
« Tu es folle ma fille » dit la voix.
« Quoi ? mais qui me parle ? » hurle t-elle.
« Restez tranquille mademoiselle, personne ne vous a parlé ».
Elle regarde l’infirmière, interloquée et se dit qu’il vaut mieux pas en rajouter si elle veut sortir de ce trou à rats.
9h, l’infirmier vient la chercher. Elle découvre le bureau du Dr Tourneboule, « Tout est sommaire ici » pense-t-elle. Un bureau, 3 chaises et des dossiers partout, elle aperçoit un dico, le Vidal.
« Mais c’est quoi ce truc ? ».
« C’est pour les fous comme toi » dit une voix.
« Mais qui êtes-vous ? » s’écrie-t-elle.
« Bonjour, je vous l’ai dit hier, je suis le Dr Tourneboule. Comment vous sentez vous aujourd’hui ? »
« Je veux m’en aller, je ne sais pas ce que je fais ici mais c’est une erreur et y’a un con qui n’arrête pas de me parler là, c’est quoi ce bordel ? »
« Dites m’en plus sur ce qui vous est dit. »
« Bah j’sais pas moi et puis, on s’en tape. Laissez moi sortir. »
« Vous êtes arrivée avant-hier. Vous souvenez-vous dans quelles circonstances ? »
« Non, je ne sais pas, avec toutes les piqûres que j’ai reçues et les cachetons, comment voulez-vous que je me souvienne de quelque chose et personne ne me dit rien. »
« Vous étiez chez une amie apparemment, elle a pris peur et nous a appelé. »
« Mais qu’est ce que vous racontez ? »
« Vous souvenez-vous de votre amie ? »
Elle réfléchit.
« De qui vous parlez ? Evidemment avec votre tronche de cake, vous ne devez pas avoir beaucoup d’amis vous. »
« Votre amie Pénélope ».
« Bah oui, évidemment que je sais qui c’est, on traîne ensemble après le lycée. »
« Vous étiez chez elle et elle a pris peur. »
« Peur de quoi ? Je ne comprends rien à ce que vous dites ».
« Vous fumez, je crois. »
« Oui je fume et alors. D’ailleurs où sont mes clopes ? »
« Je ne parle pas de cigarettes, je parle d’autre chose. »
« Mais de quoi je me mêle ? Non, mais j’hallucine là ! »
« Pète lui la gueule à ce connard. » dit la voix
« Quoi ? Mais merde qui me parle ? »
« Pète lui la gueule à ce connard. »
« Vous fumez depuis quand ? » dit le psychiatre.
« Pète lui la gueule à ce connard. »
« Hein, quoi ? Mais qui t’es toi ? »
« Je vous le répète, je suis le Dr Tourneboule. »
« Non, je te parle pas à toi. »
« Pète lui la gueule à ce connard. »
Elle se lève d’un coup, bondit sur le bureau. Elle hurle « Connard, je vais te péter la gueule ! ».
Le psychiatre se lève d’un coup. « Calmez-vous mademoiselle »
« Nonnnn » elle prend le Vidal dans ses mains et le balance à la tête du psychiatre.
« Raté » lui dit la voix.
Elle n’a pas le temps de se jeter sur lui, deux infirmiers sont entrés dans le bureau et elle est maintenue au sol. Elle hurle à s’époumoner « Foutez moi la paix ! »
« Ah ah, tu t’es fait prendre » lui susurre la voix.
« Laissez moi !!!! »
« Montez là dans sa chambre, une injection et je vais vous transmettre le traitement. » dit le psychiatre.
Elle a le temps de voir les autres patients en traversant le long couloir, puis la salle commune, personne ne bouge, tout le monde a le regard hébété. Dans sa chambre, de nouveau, les sangles sont mises.
« Vire moi ces sales pensées de ta tête » dit une voix.
« Quoi ? » répond-elle tout haut.
« Vire moi ces sales pensées de ta tête »
« Putain, qui me parle ? » dit-elle plus fort.
« Vous avez besoin de quelque chose mademoiselle » dit une infirmière.
« Hein, quoi ?… Non, c’est bon ».
« Asseyez vous là ».
Elle est seule sur sa petite table. On lui apporte un café et une tartine de pain avec de la confiture. Elle n’a pas faim, elle regarde l’heure.
« Je ne mangerai pas ces saloperies. Où sont mes clopes ? »
« Vous les aurez après votre rendez-vous avec le psychiatre ».
« Hein, quoi ? mais je ne vous ai pas parlé vous » dit-elle à l’infirmière.
Elle ne s’est pas entendue penser tout haut. « Mais c’est quoi ce bordel » se dit-elle.
« Tu es folle ma fille » dit la voix.
« Quoi ? mais qui me parle ? » hurle t-elle.
« Restez tranquille mademoiselle, personne ne vous a parlé ».
Elle regarde l’infirmière, interloquée et se dit qu’il vaut mieux pas en rajouter si elle veut sortir de ce trou à rats.
9h, l’infirmier vient la chercher. Elle découvre le bureau du Dr Tourneboule, « Tout est sommaire ici » pense-t-elle. Un bureau, 3 chaises et des dossiers partout, elle aperçoit un dico, le Vidal.
« Mais c’est quoi ce truc ? ».
« C’est pour les fous comme toi » dit une voix.
« Mais qui êtes-vous ? » s’écrie-t-elle.
« Bonjour, je vous l’ai dit hier, je suis le Dr Tourneboule. Comment vous sentez vous aujourd’hui ? »
« Je veux m’en aller, je ne sais pas ce que je fais ici mais c’est une erreur et y’a un con qui n’arrête pas de me parler là, c’est quoi ce bordel ? »
« Dites m’en plus sur ce qui vous est dit. »
« Bah j’sais pas moi et puis, on s’en tape. Laissez moi sortir. »
« Vous êtes arrivée avant-hier. Vous souvenez-vous dans quelles circonstances ? »
« Non, je ne sais pas, avec toutes les piqûres que j’ai reçues et les cachetons, comment voulez-vous que je me souvienne de quelque chose et personne ne me dit rien. »
« Vous étiez chez une amie apparemment, elle a pris peur et nous a appelé. »
« Mais qu’est ce que vous racontez ? »
« Vous souvenez-vous de votre amie ? »
Elle réfléchit.
« De qui vous parlez ? Evidemment avec votre tronche de cake, vous ne devez pas avoir beaucoup d’amis vous. »
« Votre amie Pénélope ».
« Bah oui, évidemment que je sais qui c’est, on traîne ensemble après le lycée. »
« Vous étiez chez elle et elle a pris peur. »
« Peur de quoi ? Je ne comprends rien à ce que vous dites ».
« Vous fumez, je crois. »
« Oui je fume et alors. D’ailleurs où sont mes clopes ? »
« Je ne parle pas de cigarettes, je parle d’autre chose. »
« Mais de quoi je me mêle ? Non, mais j’hallucine là ! »
« Pète lui la gueule à ce connard. » dit la voix
« Quoi ? Mais merde qui me parle ? »
« Pète lui la gueule à ce connard. »
« Vous fumez depuis quand ? » dit le psychiatre.
« Pète lui la gueule à ce connard. »
« Hein, quoi ? Mais qui t’es toi ? »
« Je vous le répète, je suis le Dr Tourneboule. »
« Non, je te parle pas à toi. »
« Pète lui la gueule à ce connard. »
Elle se lève d’un coup, bondit sur le bureau. Elle hurle « Connard, je vais te péter la gueule ! ».
Le psychiatre se lève d’un coup. « Calmez-vous mademoiselle »
« Nonnnn » elle prend le Vidal dans ses mains et le balance à la tête du psychiatre.
« Raté » lui dit la voix.
Elle n’a pas le temps de se jeter sur lui, deux infirmiers sont entrés dans le bureau et elle est maintenue au sol. Elle hurle à s’époumoner « Foutez moi la paix ! »
« Ah ah, tu t’es fait prendre » lui susurre la voix.
« Laissez moi !!!! »
« Montez là dans sa chambre, une injection et je vais vous transmettre le traitement. » dit le psychiatre.
Elle a le temps de voir les autres patients en traversant le long couloir, puis la salle commune, personne ne bouge, tout le monde a le regard hébété. Dans sa chambre, de nouveau, les sangles sont mises.
mercredi 23 septembre 2009
Monde irréel - 3è partie
Il est revenu après un temps interminable.
« Vous pensez pouvoir vous contrôler ? »
« Détachez-moi s’il vous plait, j’ai trop mal. »
Il défait ses liens lentement, veillant à ce que les gestes qui peuvent en découler restent contrôlés. Elle se tient tranquille, elle a trop peur des piqûres.
« Vous pouvez vous asseoir si vous le souhaitez ».
Elle s’appuie péniblement sur les mains pour se redresser, ses poignets sont de couleur mauve. Elle recroqueville ses jambes contre sa poitrine. Elle n’ose regarder cet homme.
« Le psychiatre arrive. »
Un homme vêtu d’une veste et d’un pantalon de couleur sombre entre. Il vient à elle et la salue, elle ne répond pas.
« Bonjour, je suis le Dr Tourneboule. Savez-vous où vous êtes ? »
« ...».
« Vous êtes à l’hôpital Fouallier, vous avez été admise en psychiatrie. »
« Quoi ? qu’est ce que vous dites ? je ne comprends rien »
« Vous êtes à l’hôpital Fouaillier en psychiatrie. Vous êtes arrivée hier. Vous vous en souvenez ? »
« Non, je ne me souviens de rien mis à part cette sale bonne femme avec cette piqûre... Où sont mes clopes ? »
« Vous ne fumerez pas maintenant. »
« Mais merde, qu’est-ce que je vous ai fait ? »
« Je voulais juste vous informer de l’endroit où vous étiez, vous viendrez me voir demain matin à 9h dans mon bureau. L’infirmier vous y conduira. Passez une bonne nuit. »
Il se lève et s’en va.
L’infirmier présente deux comprimés à la jeune fille.
« Avalez ces comprimés. »
« Mais c’est quoi ce truc ? »
« Vous dormirez mieux. »
« Non mais ça va pas la tête. C’est vous qui délirez là, je suis chez les fous, mais c’est pas possible ! »
Elle s’agite à nouveau, les yeux exorbités, la rage monte en elle. Elle n'a pas le temps de lui assigner un coup de pied dans le ventre, il anticipe bien les mouvements. Elle est à nouveau bloquée.
« Bande de salauds, j’ai rien à foutre ici. Lâchez moi, me touchez pas, virez vos sales pattes. »
Elle ne sait d’où il sort sa piqûre mais elle a juste eu le temps de sentir le liquide rentrer dans ses veines.
« Vous pensez pouvoir vous contrôler ? »
« Détachez-moi s’il vous plait, j’ai trop mal. »
Il défait ses liens lentement, veillant à ce que les gestes qui peuvent en découler restent contrôlés. Elle se tient tranquille, elle a trop peur des piqûres.
« Vous pouvez vous asseoir si vous le souhaitez ».
Elle s’appuie péniblement sur les mains pour se redresser, ses poignets sont de couleur mauve. Elle recroqueville ses jambes contre sa poitrine. Elle n’ose regarder cet homme.
« Le psychiatre arrive. »
Un homme vêtu d’une veste et d’un pantalon de couleur sombre entre. Il vient à elle et la salue, elle ne répond pas.
« Bonjour, je suis le Dr Tourneboule. Savez-vous où vous êtes ? »
« ...».
« Vous êtes à l’hôpital Fouallier, vous avez été admise en psychiatrie. »
« Quoi ? qu’est ce que vous dites ? je ne comprends rien »
« Vous êtes à l’hôpital Fouaillier en psychiatrie. Vous êtes arrivée hier. Vous vous en souvenez ? »
« Non, je ne me souviens de rien mis à part cette sale bonne femme avec cette piqûre... Où sont mes clopes ? »
« Vous ne fumerez pas maintenant. »
« Mais merde, qu’est-ce que je vous ai fait ? »
« Je voulais juste vous informer de l’endroit où vous étiez, vous viendrez me voir demain matin à 9h dans mon bureau. L’infirmier vous y conduira. Passez une bonne nuit. »
Il se lève et s’en va.
L’infirmier présente deux comprimés à la jeune fille.
« Avalez ces comprimés. »
« Mais c’est quoi ce truc ? »
« Vous dormirez mieux. »
« Non mais ça va pas la tête. C’est vous qui délirez là, je suis chez les fous, mais c’est pas possible ! »
Elle s’agite à nouveau, les yeux exorbités, la rage monte en elle. Elle n'a pas le temps de lui assigner un coup de pied dans le ventre, il anticipe bien les mouvements. Elle est à nouveau bloquée.
« Bande de salauds, j’ai rien à foutre ici. Lâchez moi, me touchez pas, virez vos sales pattes. »
Elle ne sait d’où il sort sa piqûre mais elle a juste eu le temps de sentir le liquide rentrer dans ses veines.
lundi 21 septembre 2009
Monde irréel - 2nde partie
Elle revient à elle quelques heures plus tard, elle sent ses muscles endoloris, ses paupières lourdes. Elle regarde à nouveau autour d’elle, rien n’a changé, tout est toujours blanc, sans rien autour. Juste son lit, elle, allongée dessus, toujours maintenue. Elle émerge doucement. « Mon dieu, je dois être à l’hôpital. » Elle réfléchit péniblement et se souvient avoir hurlée d’une voix méconnaissable, les infirmiers, oui c’est ça, la piqûre… Que faire ? Elle décide de se taire maintenant. « Faut que je me contrôle. » Quelqu'un vient, elle sursaute. C’est l’infirmier de tout à l’heure.
« Alors mademoiselle, vous vous sentez mieux ? »
« Mais qui êtes-vous ? Où suis-je ? »
« Vous êtes à l’hôpital mademoiselle. »
« Mais que s’est-il passé ? Pourquoi je suis attachée ? »
« Vous ne vous souvenez de rien ? »
« Non, bon sang, mais vous allez répondre à mes questions !!! »
« Vous allez changer de ton tout de suite avec moi s’il vous plait, sinon on ne va pas être copains. »
Elle ne comprend rien à ce qu’il dit, « copains ? »
« Ecoutez, le psychiatre va passer vous voir, je vais le prévenir que vous êtes réveillée. »
« Le psy ? quoi ? mais c’est quoi de délire ? détachez-moi !!! »
« Calmez-vous, je vous détacherai plus tard quand vous aurez montré que vous le méritez vraiment. »
« Mais vous êtes barjot ou quoi ? C’est une prison ici ? »
« Voyez, vous recommencez. Je reviens vous voir d’ici dix minutes, si vous n’êtes pas plus calme, n’espérez pas que je vous détache. »
Elle reste hébétée, elle ne comprend rien. Elle fouille dans sa mémoire pour rassembler ses souvenirs mais rien ne vient.
« Alors mademoiselle, vous vous sentez mieux ? »
« Mais qui êtes-vous ? Où suis-je ? »
« Vous êtes à l’hôpital mademoiselle. »
« Mais que s’est-il passé ? Pourquoi je suis attachée ? »
« Vous ne vous souvenez de rien ? »
« Non, bon sang, mais vous allez répondre à mes questions !!! »
« Vous allez changer de ton tout de suite avec moi s’il vous plait, sinon on ne va pas être copains. »
Elle ne comprend rien à ce qu’il dit, « copains ? »
« Ecoutez, le psychiatre va passer vous voir, je vais le prévenir que vous êtes réveillée. »
« Le psy ? quoi ? mais c’est quoi de délire ? détachez-moi !!! »
« Calmez-vous, je vous détacherai plus tard quand vous aurez montré que vous le méritez vraiment. »
« Mais vous êtes barjot ou quoi ? C’est une prison ici ? »
« Voyez, vous recommencez. Je reviens vous voir d’ici dix minutes, si vous n’êtes pas plus calme, n’espérez pas que je vous détache. »
Elle reste hébétée, elle ne comprend rien. Elle fouille dans sa mémoire pour rassembler ses souvenirs mais rien ne vient.
samedi 19 septembre 2009
Monde irréel - 1ère partie
Elle se réveille mais ne reconnaît pas sa chambre. Elle regarde autour d’elle, mais il n’y a rien, juste une fenêtre avec des barreaux. Les vitres sont opaques. Les murs sont de couleur blanche, Tout est blanc, elle est aveuglée par les néons au-dessus du lit où elle est allongée. Elle tente de lever son bras pour se cacher les yeux mais elle ne peut pas. "Qu’est-ce qui m’arrive ?" se demande- t-elle. Elle se concentre sur ses bras . Elle sent une sangle aux poignets qui la maintient. Elle soulève péniblement la tête et voit qu’elle est liée à son lit. Elle tente de bouger les jambes, ses pieds ne peuvent se soulever non plus, ses chevilles sont elles aussi attachées. "Que se passe-t-il ? Où suis-je ?" Elle sent sa bouche desséchée, elle commence à paniquer, elle essaie d’appeler, aucun son ne sort de sa bouche. Elle se démène sur son lit pour se libérer, rien ne cède. Elle commence à sentir des bouffées de chaleur en elle, elle transpire. Elle a du mal à respirer, elle panique. Elle prend une profonde inspiration pour appeler, une voix sort de sa bouche, elle ne la reconnaît pas, elle crie « Au secours, au secours… » Elle se tortille de plus en plus sur son lit, elle hurle maintenant « A l’aide, à l’aide… » Elle voit la poignée de porte se baisser, quelqu’un arrive. « Calmez-vous mademoiselle ». Une dame vêtue d’une blouse blanche vient à elle, elle ne la connaît pas. Elle se démène de plus en plus « Qui êtes-vous ? Où suis-je ? », elle est apeurée. Un homme rentre également dans la pièce, elle l’aperçoit, il est immense. « Mademoiselle, calmez-vous, vous allez réveiller les autres patients ». « Les quoi ? » hurle-t-elle. L’homme est maintenant à côté d’elle, il lui maintient les épaules « Calmez-vous ! » lui dit-il d’un regard inquiétant. Elle n’ose plus parler, son corps continue de se soulever, elle sent ses poignets endoloris, ses chevilles qui lui brûlent. « Infirmière, préparez une injection tout de suite ! » ordonne-t-il à la dame vêtue de sa blouse blanche. « Nonnnnnnnnnnnn, où suis-je ? Qui êtes-vous ? ». Il ne répond pas. La dernière chose qu’elle voit avant de sombrer, c’est l’infirmière, sourire aux lèvres, la piquant dans le bras.
lundi 7 septembre 2009
Jeu... (suite encore)
(suite du 15 août)
Il l'a appelé le soir même quand il a retrouvé ses esprits. Faut dire que la bombe sur laquelle il avait flashé, l'a envoyé paître. Alors, il a décidé de téléphoner à celle qui s'était enfuie.
"Mais t'étais où ? Je t'ai cherché partout."
"Ouais, c'est ça. T'étais bien trop occupé avec tes poufs."
"Arrête, tu délires. C'est mon pote qui était accro. Tu sais ce que c'est les potes, je ne pouvais pas le laisser tout seul !"
"..."
"Tu sais bien que je te kiffe trop, tu ne peux pas me faire ça !"
"Te faire quoi ?"
"Me laisser tout seul comme un con. J'te dis, je t'ai cherché partout."
"Au bout d'une heure, c'est ça ? Laisse tomber, t'as même pas vu que j'étais partie."
"Bon ok, pas tout de suite mais arrête, j'ai trop envie de te voir là. Sans déc, tu trouves pas qu'on s'entend bien tous les deux ?"
"Ouais, peut-être mais c'est trop tard." Sa voix se brise tout à coup, elle sent les larmes qui montent doucement.
"Mais tu pleures ?"
"... non, j'ai un rhume."
"Mais arrête, c'est pas vrai, je sais bien que tu pleures. Allez, j'ai trop envie de te voir, me fais pas ça."
Elle ne sait plus quoi faire. C'est son premier petit copain, elle a envie d'y croire et puis, il est trop beau...
"Tu recommenceras plus ?"
"Mais non, promis !" Il jubile, il sent qu'elle cède.
"Bon, rappelle moi demain, on verra."
"Ok, mais vraiment j'ai envie de te voir. Je te tél demain, bisous."
"Ouais, bye."
Finalement il a appelé, se dit-elle, s'il ne tenait pas à moi, il ne l'aurait pas fait...
"Eh mon pote, mais qu'est ce que tu foutais au téléphone, y'a deux bombes qui nous attendent, on va boire un verre."
"Je téléphonais à mon plan B. Elles sont où ?"
Son pote lui montre du doigt les deux jeunes filles qui les attendent.
"Waouh, mais t'as vraiment le chic pour nous dégoter des canons toi !!! Go mon frère !!!!!!!"
Il l'a appelé le soir même quand il a retrouvé ses esprits. Faut dire que la bombe sur laquelle il avait flashé, l'a envoyé paître. Alors, il a décidé de téléphoner à celle qui s'était enfuie.
"Mais t'étais où ? Je t'ai cherché partout."
"Ouais, c'est ça. T'étais bien trop occupé avec tes poufs."
"Arrête, tu délires. C'est mon pote qui était accro. Tu sais ce que c'est les potes, je ne pouvais pas le laisser tout seul !"
"..."
"Tu sais bien que je te kiffe trop, tu ne peux pas me faire ça !"
"Te faire quoi ?"
"Me laisser tout seul comme un con. J'te dis, je t'ai cherché partout."
"Au bout d'une heure, c'est ça ? Laisse tomber, t'as même pas vu que j'étais partie."
"Bon ok, pas tout de suite mais arrête, j'ai trop envie de te voir là. Sans déc, tu trouves pas qu'on s'entend bien tous les deux ?"
"Ouais, peut-être mais c'est trop tard." Sa voix se brise tout à coup, elle sent les larmes qui montent doucement.
"Mais tu pleures ?"
"... non, j'ai un rhume."
"Mais arrête, c'est pas vrai, je sais bien que tu pleures. Allez, j'ai trop envie de te voir, me fais pas ça."
Elle ne sait plus quoi faire. C'est son premier petit copain, elle a envie d'y croire et puis, il est trop beau...
"Tu recommenceras plus ?"
"Mais non, promis !" Il jubile, il sent qu'elle cède.
"Bon, rappelle moi demain, on verra."
"Ok, mais vraiment j'ai envie de te voir. Je te tél demain, bisous."
"Ouais, bye."
Finalement il a appelé, se dit-elle, s'il ne tenait pas à moi, il ne l'aurait pas fait...
"Eh mon pote, mais qu'est ce que tu foutais au téléphone, y'a deux bombes qui nous attendent, on va boire un verre."
"Je téléphonais à mon plan B. Elles sont où ?"
Son pote lui montre du doigt les deux jeunes filles qui les attendent.
"Waouh, mais t'as vraiment le chic pour nous dégoter des canons toi !!! Go mon frère !!!!!!!"
samedi 15 août 2009
Jeu... (suite)
Suite du 29 juillet 2009...
Elle est revenue le lendemain, toujours avec sa copine. Il est là, cheveux bruns hirsutes, toujours son jean taille basse qui découvre son boxer "Calvin Câlin". Il est vraiment craquant, se dit-elle. Elle se demande d'ailleurs comment elle a pu attirer son attention, elle se sent si nulle à côté de lui.
"Salut toi !" lui lance-t-il enjoué.
"Coucou, ça va ?" l'air faussement décontracté.
Elle se demande s'il va l'embrasser encore, elle se sent tellement gauche. Il lâche son skate et vient à elle. Il l'embrasse langoureusement. "Hummmm, se dit-elle, il embrasse vraiment comme un dieu".
"T'es canon aujourd'hui !"
Evidemment elle rougit et se dit qu'elle a bien fait de choisir son jean qui lui moule si bien les fesses et son tee-shirt "rock'n roll attitude", attitude qu'elle n'assume pas par ailleurs.
Il retourne faire du skate avec ses potes. Elle minaude avec sa copine en s'extasiant sans arrêt sur son "petit copain", oui c'est officiel maintenant. Il vient parfois la voir, histoire de lui rouler une pelle et repart.
Un groupe de quatre filles arrivent.
"Waouh, tu as vu les bombes ?" dit le petit copain à son meilleur pote.
"La vache, ça c'est du lourd !"
Elles arrivent, démarche chaloupée, riant aux éclats pour se faire remarquer. La petite copine commence à paniquer de voir son mec mater. Son sourire se fige, elle soupire... Elle a l'impression de ne plus exister tout à coup.
"Eh les filles, ça va ? Vous voulez vous asseoir avec nous, histoire qu'on fasse connaissance ?" crie le pote.
Elles se regardent : "Ouais, pourquoi pas..."
La petite copine commence à voir rouge, son mec ne la regarde déjà plus... Il est en admiration devant ces nanas, il commence à faire son coq, elle ne le supporte pas.
"Je me casse" lui dit-elle.
Lui ne l'a même pas entendu... et vu partir...
Elle est revenue le lendemain, toujours avec sa copine. Il est là, cheveux bruns hirsutes, toujours son jean taille basse qui découvre son boxer "Calvin Câlin". Il est vraiment craquant, se dit-elle. Elle se demande d'ailleurs comment elle a pu attirer son attention, elle se sent si nulle à côté de lui.
"Salut toi !" lui lance-t-il enjoué.
"Coucou, ça va ?" l'air faussement décontracté.
Elle se demande s'il va l'embrasser encore, elle se sent tellement gauche. Il lâche son skate et vient à elle. Il l'embrasse langoureusement. "Hummmm, se dit-elle, il embrasse vraiment comme un dieu".
"T'es canon aujourd'hui !"
Evidemment elle rougit et se dit qu'elle a bien fait de choisir son jean qui lui moule si bien les fesses et son tee-shirt "rock'n roll attitude", attitude qu'elle n'assume pas par ailleurs.
Il retourne faire du skate avec ses potes. Elle minaude avec sa copine en s'extasiant sans arrêt sur son "petit copain", oui c'est officiel maintenant. Il vient parfois la voir, histoire de lui rouler une pelle et repart.
Un groupe de quatre filles arrivent.
"Waouh, tu as vu les bombes ?" dit le petit copain à son meilleur pote.
"La vache, ça c'est du lourd !"
Elles arrivent, démarche chaloupée, riant aux éclats pour se faire remarquer. La petite copine commence à paniquer de voir son mec mater. Son sourire se fige, elle soupire... Elle a l'impression de ne plus exister tout à coup.
"Eh les filles, ça va ? Vous voulez vous asseoir avec nous, histoire qu'on fasse connaissance ?" crie le pote.
Elles se regardent : "Ouais, pourquoi pas..."
La petite copine commence à voir rouge, son mec ne la regarde déjà plus... Il est en admiration devant ces nanas, il commence à faire son coq, elle ne le supporte pas.
"Je me casse" lui dit-elle.
Lui ne l'a même pas entendu... et vu partir...
mercredi 29 juillet 2009
Jeu...
Un après-midi comme un autre, deux adolescents se prélassent au soleil, des projets pleins la tête. Les vacances d'été sont enfin là...
"Il faudrait qu'on arrive à partir en vacances en Espagne" dit l'un.
"Arrête de te la jouer, tes vieux ne te laisseront jamais partir comme ça !".
"Ouais, mais j'ai le droit de rêver !"
"Tiens, mate plutôt là-bas".
Deux jeunes filles viennent d'arriver, elles pouffent ensemble.
"Waouh, il est là, regarde ! Ca y est, ils nous ont vu".
"Allez viens, on va les voir, assure un peu !"
Elles s'approchent en se recoiffant les cheveux de leurs mains.
Je m'éloigne, je les observe.
Les ados ne se lèvent pas pour les accueillir mais déjà l'un d'entre eux, le grand brun, sourit plus fortement à la première, la brune. Ils échangent quelques mots, éclats de rire. Ils ne se connaissent pas depuis longtemps... Les mecs se lèvent et se dirigent vers une rampe de skate, les filles les suivent. Et là commence un jeu de séduction entre la brune et le grand brun. Ils se cherchent doucement pour le moment. La brune n'en peut plus de mater son grand brun sans oser s'approcher réellement de lui. Elle minaude, rit à le voir faire ses figures de skate. Il le voit, il en rajoute... Vient le moment où il s'assoit à ses côtés. Elle lui sourit l'air ravi. Le téléphone de la brune sonne, elle doit partir. Il lui arrache des mains son téléphone et commence à courir. Ca y est, elle est prise à son jeu, c'est parti. Elle court derrière lui, il se laisse facilement rattraper. Il lève le bras, en profite pour la faire rire encore et ça marche. Elle tourne autour de lui, il l'enserre par la taille d'une main, il lui parle plus doucement. Soudain, ils ne rient plus... L'autre main du garçon descend avec l'objet du délit mais déjà elle l'a oublié, son téléphone, elle s'en fout. Leurs lèvres s'approchent doucement. Premier baiser... le sourire revient.
Je les entends maintenant : "Tu viens demain ?" lui dit-il.
Elle le regarde sans répondre avec un petit sourire espiègle, elle s'éloigne. Il l'observe, elle se retourne enfin "Oui, je viendrai demain".
"Il faudrait qu'on arrive à partir en vacances en Espagne" dit l'un.
"Arrête de te la jouer, tes vieux ne te laisseront jamais partir comme ça !".
"Ouais, mais j'ai le droit de rêver !"
"Tiens, mate plutôt là-bas".
Deux jeunes filles viennent d'arriver, elles pouffent ensemble.
"Waouh, il est là, regarde ! Ca y est, ils nous ont vu".
"Allez viens, on va les voir, assure un peu !"
Elles s'approchent en se recoiffant les cheveux de leurs mains.
Je m'éloigne, je les observe.
Les ados ne se lèvent pas pour les accueillir mais déjà l'un d'entre eux, le grand brun, sourit plus fortement à la première, la brune. Ils échangent quelques mots, éclats de rire. Ils ne se connaissent pas depuis longtemps... Les mecs se lèvent et se dirigent vers une rampe de skate, les filles les suivent. Et là commence un jeu de séduction entre la brune et le grand brun. Ils se cherchent doucement pour le moment. La brune n'en peut plus de mater son grand brun sans oser s'approcher réellement de lui. Elle minaude, rit à le voir faire ses figures de skate. Il le voit, il en rajoute... Vient le moment où il s'assoit à ses côtés. Elle lui sourit l'air ravi. Le téléphone de la brune sonne, elle doit partir. Il lui arrache des mains son téléphone et commence à courir. Ca y est, elle est prise à son jeu, c'est parti. Elle court derrière lui, il se laisse facilement rattraper. Il lève le bras, en profite pour la faire rire encore et ça marche. Elle tourne autour de lui, il l'enserre par la taille d'une main, il lui parle plus doucement. Soudain, ils ne rient plus... L'autre main du garçon descend avec l'objet du délit mais déjà elle l'a oublié, son téléphone, elle s'en fout. Leurs lèvres s'approchent doucement. Premier baiser... le sourire revient.
Je les entends maintenant : "Tu viens demain ?" lui dit-il.
Elle le regarde sans répondre avec un petit sourire espiègle, elle s'éloigne. Il l'observe, elle se retourne enfin "Oui, je viendrai demain".
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